Des Infos du Sénégal en temps réel...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Témoignage non objectif sur Aliou Sall, Par Samboudian KAMARA




Témoignage non objectif sur Aliou Sall, Par Samboudian KAMARA
« Honni soit l’homme qui renie ses amis ! »

Pour la première fois dans ma carrière de journaliste, après 20 ans de métier, pour la première fois en autant d’années de présence sur la scène publique nationale, la première personne du singulier sera utilisée pour écarter d’emblée les précautions d’usage. Pas de vérification sinon l’appel à une mémoire toute fraîche, encore moins de vérification des faits ou de recoupements pour tamiser ce qui va suivre. Aliou Sall, le maire de Guédiawaye, fait l’actualité ces temps-ci.

Il subit un tir nourri venu de divers horizons politiques et médiatiques. Ses accusateurs estiment, pour résumer, qu’il profite de la position de son frère, le président de la République, pour s’enrichir sur le dos des sénégalais, en « dealant » avec groupes pétroliers, en poussant même des pions dans le secteur de l’aviation, bref, qu’il est coupable de spoliation du bien public et que, par voie de conséquence, la CREI serait sa future destination.

Une véritable chasse à courre est lancée contre l’ancien journaliste, dans un concert de jappements imprécatoires qui rappelle les sonorités entendues au plus fort de l’affaire Karim Wade. Les faits sont-ils similaires ? Pour entamer un début de comparaison, attendons de voir « la fortune » du président de l’Association des maires du Sénégal pour pouvoir lui demander de la justifier éventuellement.

Certes, les exigences de l’heure, à savoir la gouvernance vertueuse et la sacralité du bien public, ont donné naissance à la prévention « médiatique », mais très souvent la fonction de procureur endossée par les lanceurs d’alerte –surtout politiques- qui entretiennent la prophylaxie sur le sujet est ternie par leurs propres turpitudes, comme on a eu à le voir dans les répliques que vient de porter le principal concerné à l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye et au secrétaire général de « Pastef », Ousmane Sonko, révoqué de la fonction publique et aujourd’hui nouvelle figure de proue de l’opposition.

J’en parle car il partage avec nous l’ambition de porter un nouveau leadership –que chacun gagne chez lui- et, enfin, mettre en réalité ce que l’on dit depuis la nuit des temps. A savoir que notre terroir doit commencer à battre la mesure de ses potentialités. Avec lui, on pourra y aller, on pourra gagner…

Il ne s’agit point pour moi de chercher à démontrer que les détracteurs d’Aliou Sall se trompent. Je ne le peux tout simplement pas. Je pense tout simplement au fait que certains leaders nationaux sont à même de démultiplier au plan local, selon une planification bien établie. Du reste, le formatage des esprits dans sa nécessaire culpabilité est tel que ce serait un exercice vain.

Le parallélisme avec le fils du président Wade tellement tentant, les effluves d’argent si fortes, le pétrole si mirifique, sa position tellement exposée, le pressant besoin d’un punching-ball pour certains, font qu’il ne peut qu’être dans le viseur des (nombreux) adversaires de l’actuel régime et des gardiens de l’orthodoxie. Mieux, pourquoi aller chercher loin quand on a sous la main un « sujet » suintant de « scandales » ? D’autant que lui-même ne cache pas ses associations entrepreneuriales !

Dons pas d’objectivité ici. Puisque tout le monde s’y met, je me demande même s’il n’a pas dérobé un jour les documents confidentiels de son frère, en rapport aux données de PETROSEN, pour découvrir que le Sénégal était une éponge de pétrole ; et qu’au cours de son séjour en Chine, il a noué des contacts secrets avec des bandits financiers de grand chemin qui cherchaient justement où placer leurs sous vu qu’ils étaient recherchés par Interpol, la Cia, la Dgse, le MI 6, le Mossad et les services secrets de Sierra-Leone ! Pour l’aviation, n’est-il pas allé s’approvisionner dans les reliques de l’armée libyenne ?

Il en est bien capable, lui qui est le propriétaire caché de la Banque de Dakar et d’une autre logée aux Iles vierges et dénommée Lamtoro Brothers ! Mieux, pour diminuer son embonpoint, il aurait investi 15 milliards pour un institut de thalassothérapie sur la Petite Côte ! Avez-vous remarqué les bazin « Jazner » qu’il porte ? Normal, il est actionnaire dans une industrie textile en Côte d’Ivoire qui approvisionne des succursales à Naïrobi, Johannesburg, Lomé et Tanger où loge dans un appartement de luxe son épouse dubaïote cachée !

J’ai connu Aliou Sall quand j’avais 16 ans. C’était au lycée Coumba Ndoffène Diouf de Fatick. Mon ami et condisciple Mohamed Elimane Lô, journaliste, peut en témoigner. Alors que nous devions aller à Kaolack représenter le lycée de Fatick à un célèbre jeu télévisé de l’époque, le proviseur Modou Touré nous avait fait quérir dans un cérémonial de remise du fanion avant de nous gratifier d’une somme d’argent.

Ayant eu vent de la nouvelle, depuis son fameux banc à l’entrée de l’établissement d’où il élaborait ses mots d’ordre avec son (déjà) état-major, Aliou Sall répliqua à l’initiative du proviseur et décida qu’on ne pouvait rejoindre la ville de Mbossé sans bénéficier de la caisse du foyer vu qu’on représentait d’abord et avant tout les élèves. La continuation de son bras de fer…

Il n’a pas attendu le grand soir du 25 mars pour aller chercher les suffrages où qu’ils puissent être. Il a toujours été leader associatif, syndical et politique aujourd’hui. Lors de la grande grève de 1988, il était l’un des dirigeants de notre « comité de lutte », harangueur de foules, président du Foyer socio-éducatif ; et au CESTI, j’ai été son adjoint à la présidence de l’amicale des étudiants, le seul poste électif que j’ai eu à ce jour d’ailleurs.

Ensuite, nous avons partagé pendant quelques mois la rédaction du « Soleil ». Enfin, et surtout, je peux dire que c’est un ami, un frère, un compagnon de jeunesse. Le destin de l’homme est inexorable. Je suis heureux de le voir aujourd’hui leader politique, réfectionner des écoles, inaugurer des infrastructures, se faire interviewer, répondre à ses détracteurs, bouger pour avancer, grandir et progresser, vivre ; je suis naturellement contrit par le lynchage qu’il subit.

« Retour de l’ascenseur », me rétorque-t-on souvent, « que n’as-tu pas écrit ici sur untel… » Pour parler simplement, je ne le crois pas capable de prendre ce qui ne lui appartient pas ou de se mettre en marge de la loi. Par contre, je le sais assez téméraire pour saisir les opportunités qui se présentent à lui.

Opportunité de poursuivre des études alors que nous nous endormions sur le matelas des aisances du contrat à durée indéterminée ; opportunité d’agir politiquement (sa principale motivation) ; opportunité de saisir des affaires comme quand il se faisait marchand ainsi qu’il le raconte lui-même, ou quand la conjonction d’un carnet d’adresses et le fait présidentiel du frère ont attiré des investisseurs cherchant des associés. Est-ce un délit ? Est-ce un crime ? Où est la richesse qu’on lui prête ?

Fauché comme tout le monde lors de nos années d’élèves et d’étudiants, il n’a jamais « touché » à nos maigres caisses. Ni au lycée, ni à l’université, ni au syndicat car, notre homme a aussi dirigé la section Synpics du groupe Com 7, ce qui lui valut de nombreux déboires. Journaliste (notre doyen Jean-Meïssa Diop a été son premier maître de stage à Wal Fadjri), je ne l’ai pas vu s’affairer dans des « combinazione » liées à l’argent alors que les tentations étaient fortes. Très fortes…

« Carapacé » par une enfance où l’opulence n’avait pas de place, il est d’une extraction foncièrement populaire. Toujours élu. Il m’a fait découvrir la réalité de la « politique » à travers And-Jëf lors des élections locales de 1996, alors que son parti tenait une permanence à la Zone B. Il jonglait ainsi entre son mémoire sur « la revitalisation des vallées fossiles », sur « les traces de l’eau » d’antan et ses engagements jamais démentis.

Féru de lectures politiques, il a été fortement influencé par le président Macky Sall, Landing Savané, et surtout Mamadou Diop Decroix et Amadou Top dont il nous vantait la profondeur des réflexions alors que les étudiants en journalisme faisaient « grand’place » dans une chambre du pavillon F du campus de l’Ucad.

Aj avait alors un « repaire » secret au cœur du marché des Hlm administré par Bassirou Sarr. On s’y rendait souvent car une des pièces de l’appartement recelait un « trésor » littéraire composé d’œuvre traitant d’idéologies allemandes (Feurbach, Stirner, Bauer), de marxisme et de communisme. Il avait comme principal adversaire, depuis le lycée, le Ps alors que j’étais personnellement plutôt conservateur, rétif à l’idée de changer en 2000…

Très vite, il s’est senti à l’étroit dans la presse, pensant secrètement sans doute que le temps était venu pour lui d’aller de l’autre côté du dictaphone. Sans relâche, il se mettra sur la trace des diplômes ; ainsi, c’est avec étonnement que je l’ai vu, après l’école de journalisme, aller s’inscrire à l’Ecole nationale des travailleurs sociaux spécialisés, « pour comprendre comment aider les gens », disait-il ; en réalité la résurgence d’un penchant jamais démenti pour « plus faible que lui ». Ensuite, L’Ena de France où il fera un stage en préfecture dans l’est de la France, des Masters en Finances, en Administration et la diplomatie économique en Chine.

Le témoignage que je porte est lié au fait que le personnage en question est de ce qu’il y a de plus politique et coriace, aux antipodes de l’enfant de chœur que l’on décrit, pistonné par un aîné, n’ayant eu qu’à tendre le bras pour cueillir des fruits indus. Ma seule certitude dans cette polémique est que personne plus que lui ne mesure la portée de ce qui se déroule.

A côté de l’inconfortable position de l’accusé, il apprécie sans doute le fait d’être actuellement la personnalité la plus attaquée du pouvoir. Si une opinion pense que la duplication de l‘affaire Karim Wade à son endroit passera comme clé dans une serrure, alors qu’elle mette à jour ses sources. Le meilleur reste à venir…

Par Samboudian KAMARA
Journaliste – Responsable APR
Coordonnateur du Mouvement pour l’Emergence du Niani - Koumpentoum

Lu 24 fois
Lundi 3 Octobre 2016
LVDPS.INFO


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Politique | Affaires des biens supposés mals acquis | Economie | Société | News Afrique | News du Monde | Tribune Libre | Actualité Boutique | Migration | Fait Divers | Infos Utiles | Sport | Culture | Education | Clips | People | Potins | Cote Ivoire | Necrologie | Santé | Histoire | Diaspora | France 2017 | France | Libye | Réligion | Humour | Insolite | Dramatique | NTCI | Elections legislatives sénégalaises 2012 | JUSTICE | Archives | Bien être | Coin des Femmes | Coin Couple | Communication | Environnement | Entretien | Chronique | Plat du jour | Diplomatie | Sondage | Journal Télévisé | Association Loi 1900 | Partis politiques sénégalais



Inscription à la newsletter

Notre selection du jour...

Brochettes apéritives

0 Commentaire - 18/05/2017 - LVDPS.INFO








Dans nos blogs



Infos Utiles-Santé