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Programme budgétaire 2017-2019 : Des ressources de 9.853,75 milliards de Fcfa attendues




Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et les députés ont débattu, hier, comme le veut la Loi organique 2011-15 du 8 juillet 2011, de l’orientation budgétaire portant sur le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) pour la période 2017-2019. Les ressources attendues sont estimées à 9.853,75 milliards de Fcfa.

Amadou Bâ a fait part, hier, aux députés, de la situation, des perspectives économiques et de la stratégie des finances publiques sur les trois prochaines années consignées dans le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2017-2019. Ce débat d’orientation a permis de définir la trajectoire des recettes et des dépenses de l’Etat et de procéder à l’évaluation des ressources, des charges et de la dette du secteur public.

Malgré le contexte économique mondial difficile, il ressort de la présentation du ministre que l’économie sénégalaise a connu une embellie avec un taux de croissance de 6,5 % en 2015 grâce à la mise en œuvre du Pse. Cela a permis de redynamiser l’activité économique particulièrement dans ses volets agricole et industriel. Ainsi, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle entend maintenir le cap fixé par le Pse, en accélérant le rythme de la mise en œuvre des projets dans le domaine de l’énergie, de l’agriculture, du tourisme, des mines, des infrastructures et ceux retenus dans le cadre du nouveau pôle urbain de Diamniadio. L’objectif étant, selon le ministre, « de poursuivre le chemin de croissance tracé dans le Pse en consolidant, en 2016, le taux de croissance à 6,6 %, pour atteindre 6,8 % en 2017 et 7 % en 2019 ».

Dans le souci de se conformer au nouveau cadre harmonisé de gestion des finances publiques de l’Uemoa appelé « Budget-Programme », le Sénégal va changer de paradigme. Le ministre a indiqué que l’attention sera davantage portée sur la recherche de performance et l’évaluation des politiques publiques plutôt que la logique de moyens qui était jusqu’ici de mise.

Désormais, l’utilisation optimale des ressources sera de mise, a assuré Amadou Bâ. Sur la période 2017-2019, les ressources projetées sont de 9.853,75 milliards de FCfa, soit une augmentation de 500 milliards de FCfa par rapport au Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2016-2018. Rien que pour l’année 2017, les ressources devront franchir la barre des 3.131 milliards de FCfa. Le recouvrement de ces ressources va reposer, a expliqué le ministre, « sur la mise en œuvre d’une politique efficace de recouvrement, mettant l’accent sur une bonne collecte des recettes à travers un bon suivi des contribuables, l’élargissement et la maîtrise de l’assiette ».

Ainsi, la mobilisation des ressources ne s’adossera plus seulement sur les performances des administrations fiscales et douanières. Pour leur optimisation, l’Etat va développer une stratégie de maîtrise de la dette publique reposant sur la stabilisation de la structure du portefeuille actuel de la dette intérieure autour de 23 % de Bons de Trésor et 7 % d’obligations du Trésor ; la consolidation des instruments de longue maturité et le maintien de la prédominance des ressources extérieures concessionnelles.

L’autre axe de la politique de rationalisation des dépenses courantes porte sur la maîtrise de la masse salariale « dans le respect des engagements pris par l’Etat notamment en ce qui concerne les rappels et les mises en solde qui, initialement prévus pour 5.000 contractuels dans la loi de finances 2016, seront portées à 10.000 enseignants contractuels disposant d’un diplôme professionnel ».


Elhadji Ibrahima THIAM


3.741,3 milliards de FCfa d’investissements en trois ans
Le ministre a déclaré que les dépenses en capital seront renforcées. A ce propos, les perspectives d’investissements publics à moyen terme vont suivre la dynamique de mise en œuvre des projets du Pse.

Ainsi, les investissements publics programmés durant la période 2017-2019 vont atteindre 3.741,3 milliards de FCfa, soit 212,5 milliards de FCfa en valeur absolue de plus que le Dpbep de 2016-2018. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a souligné que ces investissements seront financés par les ressources internes de l’Etat pour un montant de 2.380,4 milliards de FCfa, soit 63 % de l’enveloppe triennale, et par les ressources extérieures pour 1.360,9 milliards de FCfa. « Cela est un nouveau signe de la souveraineté budgétaire que l’Etat sénégalais est en train de conquérir », a commenté le ministre. Il a indiqué que 97 % des investissements prévus sont alignés sur les objectifs stratégiques du Pse, soit 3.628,8 milliards de FCfa. L’axe 1 du Pse, c’est-à-dire la « Transformation structurelle de l’économie et la croissance » va absorber 60 % du budget d’investissement, soit 2.253,5 milliards ; l’axe 2 « Capital humain, protection sociale et développement durable », absorbera 997 milliards de FCfa, soit 26 % ; l’axe 3 du Pse « Gouvernance, institutions, paix et sécurité » recevra 398,25 milliards de Fcfa, soit 11 % du budget d’investissement sur la période 2017-2019.


28,2 milliards de FCfa pour les rappels d’intégration et d’avancement des enseignants
enseignantDans le secteur de l’éducation, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a affirmé qu’autant d’efforts n’ont été faits sur une période aussi courte en faveur des enseignants. Il a rappelé que les problèmes de l’éducation sénégalaise remontent à 2007.

Au 30 juin, le ministre a indiqué que 5.440 professeurs contractuels et maîtres contractuels ont été régularisés. Pour les actes d’avancement et de promotion des enseignants, le ministre reconnait le retard, soulignant que cela remonte à 2007.

En 2015, a souligné Amadou Bâ, 9.160 enseignants ont bénéficié de l’alignement indiciaire. Rien qu’en mai 2016, 1387 enseignants ont été alignés. Amadou Bâ a rappelé qu’il est prévu, dans la première Loi de finances rectificative 2016, 28,2 milliards de FCfa pour les rappels d’intégration et d’avancement des enseignants. Le ministre a fait remarquer que la masse salariale de l’éducation et le nombre d’agents ont évolué entre 2011 et 2015. De 188 milliards de FCfa de masse salariale pour 43.618 agents, les chiffres sont passés, quatre ans plus tard, à 247 milliards de FCfa pour 55.645 agents. En 2016, les mises en solde sont prévues pour 10.000 enseignants. L’incidence dans le budget est de 19 milliards de FCfa.

Des indicateurs satisfaisants au premier trimestre 2016
Sur le premier trimestre de l’année 2016, la croissance a été de 6,4 %. « C’est une première », a déclaré le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. A ce rythme, il estime que la prévision de croissance de 6,6 % pour 2016 pourrait être revue à la hausse d’ici à la fin de l’année. De plus, le tourisme a repris du poil de la bête avec une croissance de 20 % au premier trimestre de 2016.

L’inflation est contenue à 1,4 %, les exportations ont progressé de 8,7 %, les importations se sont repliées de 3,4 %. De même, les ressources publiques ont augmenté de 9,8 %, les dépenses ont progressé de 16 %, portées par les investissements à près de 29 %. Au premier trimestre, le déficit budgétaire est de 99 milliards de FCfa.

En fin mai, les recettes budgétaires se sont établies à 741 milliards de FCfa contre un objectif de 688 milliards de FCfa, soit une plus-value provisoire de 52 milliards de FCfa, a indiqué Amadou Bâ. A la même période en 2015, les recettes se situaient à 649 milliards de FCfa. Les crédits engagés en dépenses sont de 707 milliards de FCfa, soit un taux d’exécution de 51 % contre 47 % à la même période l’année dernière.

« La situation est excellente, même si nous avons des facteurs de risque. Nous avons moins de problèmes budgétaires et c’est constaté et confirmé par toutes les institutions internationales tout comme par les agences de notation », a affirmé le ministre.


Les dépenses de personnel vont passer de 585,4 milliards en 2017 à 686 milliards de FCfa en 2019
En 2017, les dépenses de personnel devront atteindre 585,4 milliards de FCfa, 635,2 milliards de FCfa en 2018 et 686 milliards de FCfa en 2019. Le montant des acquisitions de biens et services et les transferts courants sont évalués respectivement à 769,1 milliards de FCfa, 766,2 milliards de FCfa et 821,6 milliards de FCfa sur la période 2017-2019. Selon Amadou Bâ, l’Etat mettra l’accent sur la poursuite du renforcement des moyens d’intervention des forces de défense et de sécurité et l’allocation de crédits au niveau requis pour les institutions et ministères devant participer à l’organisation des élections législatives prochaines. Des postes importants de dépenses sociales vont demeurer une priorité pour l’Etat durant les trois prochaines années. Il s’agit de la Couverture maladie universelle et des Bourses de sécurité familiale.

La part de la Tva affectée aux collectivités locales va passer de 3,5 à 5 %
TVAL’Etat a décidé d’augmenter le flux des transferts financiers en direction des collectivités locales en leur affectant de nouvelles recettes pour une meilleure prise en charge des compétences transférées. Cette évolution devrait découler, selon le ministre, de l’augmentation de la part de la Tva affectée au Fonds de développement local (Fdl) qui passera de 3,5 à 5 % et celle du fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) qui pourrait passer à 3 %. En valeur absolue, les augmentations des transferts financiers de l’Etat sont estimées à 6 milliards de FCfa. A l’horizon 2019, la somme des transferts devra atteindre 61 milliards de FCfa, témoignant, selon Amadou Bâ, « de la volonté de l’Etat d’accompagner la décentralisation par la création de territoires viables, compétitifs porteurs de développement économique et social durable ».

1.000 agents seront recrutés dans la santé
santeInterpelé par les membres de la Commission de l’Economie générale et des Finances sur le prochain désengagement des partenaires techniques et financiers dans le programme élargi de vaccination qui risque d’hypothéquer les efforts déjà consentis, Amadou Bâ a annoncé l’octroi d’une enveloppe budgétaire conséquente au ministère de la Santé et de l’action sociale. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait savoir que 1.000 agents seront recrutés dans le secteur de la santé d’ici le mois de septembre. De plus, il a déclaré que l’Etat est en train de négocier avec des partenaires financiers pour la construction prochaine de cinq hôpitaux à Touba, à Sédhiou, à Kaffrine, à Kédougou et à Diamniadio. 1.000 agents seront recrutés dans la santé.

Elhadji Ibrahima THIAM




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Samedi 2 Juillet 2016
LVDPS.INFO


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1 Commentaire - 18/05/2017 - LVDPS.INFO








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