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Brexit : François Hollande donne du temps à Theresa May


En visite jeudi à Paris, le premier ministre britannique, soucieuse de gagner le plus de temps avant l'invocation de l'article 50 pour préparer les négociations, a joué la division avec l'Allemagne.



En à peine une semaine à Downing Street, Theresa May a vite appris à utiliser les divisions entre Européens à son profit, dans la grande tradition britannique. Après une visite «constructive », mercredi à Berlin, où le nouveau premier ministre s'est acquis le soutien d'Angela Merkel, elle a réussi à faire plier François Hollande, jeudi soir à Paris, sur son calendrier du Brexit.

En déplacement à Dublin, dans la journée, le président français avait exigé des «justifications» à la lenteur britannique à invoquer l'article 50, qui déclenche la procédure de divorce avec l'UE. Il s'est montré beaucoup plus souple lors de son entretien avec Theresa May à l'Élysée le soir même. S'il a redit que «le plus tôt sera le mieux», il s'est aligné sur la bienveillance d'Angela Merkel pour laisser du temps aux Britanniques. Comme c'est son droit, Theresa May a annoncé qu'elle ne souhaitait pas le faire avant la fin de l'année, afin de prendre le temps de clarifier les objectifs de Londres. Elle a même évoqué à Paris une période de «six mois» à mettre à profit. Un rapport parlementaire a accusé le gouvernement sortant de David Cameron de «grossière négligence» pour avoir refusé de se préparer à l'éventualité du Brexit.

Pour François Hollande, il ne s'agit pas d'un souci de «légalité» mais de «réduire autant que possible l'incertitude et les questions». Première réponse de taille apportée par les deux dirigeants: la confirmation des accords du Touquet sur la gestion de la frontière commune à Calais. Cet accord bilatéral n'est pas lié à l'UE, mais aurait pu être remis en cause, comme le réclament plusieurs élus de droite, dont Alain Juppé. Theresa May a dit aussi son «espoir» de pouvoir garantir les droits des expatriés français déjà installés au Royaume-Uni après le Brexit, à condition que la réciproque soit appliquée. Ce sera l'un des éléments des discussions.
Les Anglais savent que la balle est dans leur camp jusqu'à leur invocation de l'article 50. Discuter séparément avec les dirigeants européens permet de contourner le mot d'ordre officiel de Bruxelles : pas de négociations avant la notification. François Hollande a répété qu'il n'était pas question de «discussion, de prénégociation avant la négociation», mais a accepté qu'«il peut y avoir la préparation de cette négociation».
« Il ne pourra pas y avoir pour le Royaume-Uni d'accès au marché intérieur si les principes de libre circulation ne sont pas respectés»

En deux jours sur le continent, Theresa May a réussi sa première offensive de charme. Au lieu d'une sortie pure et simple de l'Union, Londres a bien l'intention d'en obtenir le maximum avant leur départ. À Berlin, le premier ministre a plus ou moins sécurisé le principe avantageux d'une négociation partant de l'existant pour aboutir à une sortie de l'UE dans un nouveau cadre négocié entre-temps, au lieu d'une sortie suivie d'une reconstruction beaucoup plus longue a posteriori de relations avec l'Europe en repartant de zéro. Paris se montre également ferme sur le fond : pas question de choisir une Europe à la carte dans laquelle la Grande-Bretagne pourrait piocher à sa guise. En particulier sur le lien fondamental entre marché unique et liberté de mouvement des ressortissants européens. «Il ne pourra pas y avoir pour le Royaume-Uni d'accès au marché intérieur si les principes de libre circulation ne sont pas respectés », a martelé Hollande, soulignant que c'est «le point crucial» des négociations.

Contrairement à certains des partisans les plus zélés du Brexit, Theresa May semble soucieuse de préserver le commerce sans droits de douane avec son premier marché extérieur. Mais elle sait aussi devoir infléchir l'afflux de ressortissants européens au Royaume-Uni pour répondre à la principale motivation des électeurs lors du référendum du 23 juin: le contrôle de l'immigration. Toute la question, comme l'a rappelé le président français, sera de savoir où Londres souhaitera placer le curseur sur cette échelle entre liberté de mouvement et de commerce.

Florentin Collomp

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Jeudi 21 Juillet 2016
LVDPS.INFO


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1 Commentaire - 18/05/2017 - LVDPS.INFO








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